Fibremood nous a habitué aux robes tentes et les blouses montgolfières mais il y a toujours quelques pépites qui trainent… en l’occurence un blouson ballon !
Ça faisait plusieurs semaines et peut-être mois que j’avais envie d’une veste courte mais ample. Ce modèle m’a attiré et quand j’ai pensé à mon coupon de velours qui moisissait dans un tiroir, hop, je me suis lancée !

| ITEM | BOUTIQUE | QUANTITÉ | PRIX |
| Veste Astrid | Fibremood n°37 | 1 | 19,00 € |
| Velours côtelé coton & élasthane | Coupons de Saint-Pierre | 1,7 m | 15,00 € |
| Sergé de viscose imprimé by Timothée | — | 0,70 m | 0 € |
| Simili cuir extensible | Marché | 0,30 m | 0 € |
| Doublure viscose / polyester | Tissus de Rêve | 1 m | 3,90 € |
| Thermocollant | Stock | 0,80 m | 0 € |
| Zip séparable | Stock | 1 | 1,00 € |
| Boutons pression aimantés | Amazon | 10 | 2,00 € |
| Fil | Stock | 0 | 0 € |
| Total | 42,90 € |
Le patron de la veste Astrid
La veste Astrid est disponible dans le numéro 37 de Fibremood, sorti en février 2025. Comme à leur habitude, les schémas sont dans le magazine et les explications complètes sont à télécharger séparément.

Le modèle est très ample. Cela dit, j’ai quand même opté pour une taille M pour être certaine que ça passe au niveau des hanches… puisque c’est l’endroit le plus étroit de la veste.

Caractéristiques de la veste Astrid :
- Une coupe très ample qui permet de porter en dessous toutes ces jolies blouses, chemises et robes à manches bouffantes qu’on a toutes fini par coudre ces dernières années (que celleux qui n’en n’a pas dans son armoire jette la première pierre)
- Des épaules tombantes avec des manches larges, fermées aux poignets par une pression
- Des découpes sur le devant
- Des poches zippées apparentes
- Une fermeture par zip séparable camouflé derrière une patte de boutonnage
- Un ourlet ballon formé par des plis en bas reliés à une doublure plus courte

Ce n’est pas un projet rapide. Rien que le décalquage représente déjà une après-midi : beaucoup de pièces, éclatées sur 6 planches différentes.

Coudre le blouson Astrid
Les tissus
Comme je disais, le projet s’est concrétisé à partir du moment où j’ai repensé à ce velours côtelé noir avec un peu d’élasthane que je stockais depuis plusieurs années. Un coupon initialement destiné à une salopette qui n’a jamais atteint le haut de ma liste… au bout d’un moment, il faut savoir changer son fusil d’épaule.

Et j’ai contrasté avec un col en simili cuir stretch (stabilisé avec du thermocollant pour lui donner de la tenue) qui surfe un peu sur la tendance barn Jacket SANS tomber dans la barn Jacket qui fleure un peu trop Cyrillus, la chasse à courre & les conservateurs républicains à mon goût.

Pour la doublure du corps, j’ai utilisé une chute d’un sergé de viscose imprimé avec un motif dessiné par mon neveu. J’avais gagné un concours sur instagram pour faire imprimer 3m de tissu… et c’est d’ailleurs en partie ce coupon qui m’a donné l’idée de Tissœurs. Mais c’est une autre histoire.
Pour les manches, une doublure classique bien glissante, évidemment.
Les modifications
Puisqu’évidemment, j’en ai faites.
Pour commencer, j’ai ajouté une doublure aux manches : le modèle original ne propose qu’une doublure sans manche. Et je trouvais ça insatisfaisant… trop dans la demi-mesure.



Ensuite, j’ai transformé les poches à zip apparent en poches passepoilées zippées : tellement plus classe même si plus technique et plus long. Comme d’habitude, je vous conseille le cours Craftsy « Designing Details: Pockets » de Kenneth D. King.


J’ai aussi ajouté une poche portefeuille, ou plutôt téléphone mobile verticale, glissée dans la couture entre la parementure et la doublure. Discrète et pratique pour sécuriser mon téléphone. Je me suis creusée la tête pour qu’elle ne s’effondre pas sous le poids du portable. Au final, elle est ancrée avec des rubans à l’épaule et au milieu devant.

Et la petite touche finale : une petite étiquette ❤️ et un patch Miffy, parce que je me suis fait rattrapée par la tendance.
La couture
Ce projet prend du temps à coudre mais ce qui m’a vraiment donné du fil à retordre, c’est le col.

Pour une raison indéfinie, mais peut-être lié à l’élasthane du velours et/ou du simili du col, les longueurs entre le col et l’encolure ne correspondaient tout simplement pas.

Et comme c’est précisément l’endroit où le plus d’épaisseurs s’accumulent, j’ai sué sang et eau. Cousu, décousu, recousu, re-décousu. La couture est l’école de la persévérance.

Pour les boutons, j’ai utilisé des boutons pression aimantés qui se posent comme des rivets. J’ai trouvé ça bien pratique, je vais réitérer l’expérience pour de futurs projet.
Le verdict
Je suis très fan de cette veste terminée pile poil pour profiter d’une météo trop chaude pour la porter.

Cela dit, quelques points méritent d’être signalés avant de se lancer. Avec l’amplitude et les épaules tombantes, quand on bouge les bras, toute la veste suit le mouvement — à anticiper selon sa morphologie. Trouver ses poches dans le velours relève parfois du défi. Du coup, le zip demande deux mains pour être ouvert mais, hé, bon courage aux pickpockets ! Ha.










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